Développement durable - Centre plein air Bec-Scie
Contact Nature Rivière-à-Mars Centre plein air Bec-Scie Villages de pêche blanche Okwari Le Fjord Camping Au jardin de mon père

Développement durable

Randonnée pédestre
Randonnée pédestre

Engagements

Contact Nature s’engage à consolider et intégrer les principes de développement durable dans l’ensemble de ses activités.

 

Plus précisément, l’organisation a pris les engagements suivants, en cohérence avec les sources citées : 

Développer des activités récréotouristiques qui tiennent pleinement compte des impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil.  

Faire un usage optimal des ressources environnementales qui sont un élément clé du développement du récréotourisme, en préservant les processus écologiques essentiels et en contribuant à la conservation des ressources naturelles et de la biodiversité. 

Respecter l’authenticité socioculturelle des communautés d’accueil, conserver leur culturel bâti et vivant, ainsi que leurs valeurs traditionnelles, et contribuer à la tolérance et à la compréhension interculturelles. 

Garantir des activités économiques viables à long terme en apportant à tous les acteurs des retombées socio-économiques équitablement réparties, notamment des possibilités d’emploi et de revenus stables, des services sociaux aux communautés d’accueil, et en contribuant à la lutte contre la pauvreté. 

Offrir des visites respectueuses de l’environnement qui permettent d’apprécier la nature (ainsi que tous les éléments culturels (passés ou présents), qui font la promotion de la conservation et qui permettent une implication socio-économique active et bénéfique des populations locales

Référence: Global Sustainable Tourism Council, 2019, Sustainable Development of Tourism, 2019, Tourism, ecotourism, and protected areas, 1996

Plan d’action et politique de développement durable

Nous vous invitons à consulter notre plan d’action 2020-2022 ainsi que la politique de développement durable que nous avons adoptée.

Plan d’action 2020-2022

Politique de développement durable

 

Positive effects on the community 

Nos actions génèrent des retombées positives et mesurables dans le milieu. Nous sommes fières de vous présenter celles de 2019.

Retombées sociales 2019

  • En 2019, Contact Nature a aménagé trois fosses de pêche au saumon de la Rivière-à-Mars et un étang de pêche à la truite au camping Au jardin de mon père de façon à les rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite.
  • La journée d’initiation gratuite sur la Rivière-à-Mars a permis de former 22 personnes à la pêche responsable au saumon atlantique et à la truite de mer.
  • Pour une première année complète, les 18 ans et moins ont pu accéder gratuitement aux sentiers du Bec-Scie, et la location d’équipements était offerte aux 12 ans et moins.
  • Les 22 500 $ amassés lors du souper-bénéfice annuel ont permis de favoriser l’accès au plein air pour les personnes en contexte de vulnérabilité de la région.
  • Le tournoi-bénéfice de la Rivière-à-Mars a recueilli 3476 $ destinés au projet pilote d’aventure thérapeutique par le biais d’une expédition de pêche de la fondation Sur la pointe des pieds.
  • Le Centre plein air Bec-Scie a offert 3000 $ en passeports annuels au Programme Accès Loisirs qui permet à des jeunes et des adultes de Saguenay d’avoir accès à des activités sportives, culturelles, artistiques ou récréatives.
  • Par le biais de sa direction générale, Contact Nature fait partie de 7 conseils d’administration et comités, est membre de 9 associations et travaille avec 20 organisations de son milieu.

Retombées économiques 2019

  • Plus de 30 000 clients estimés au Centre plein air Bec-Scie.
  • 13 670 clients et 8261 nuitées au camping Au jardin de mon père.
  • 1067 jours de pêche, 4512 visiteurs et 26 % d’augmentation des ventes de forfait de pêche à la Rivière-à-Mars.
  • 770 emplacements réservés et 7749 laissez-passer journaliers vendus sur les villages de pêche blanche.
  • 4184 ventes, soit 12 % d’augmentation à Okwari aventures.
  • 1 020 637 $ de masse salariale.

Retombées environnementales 2019

  • Dans le cadre du Mois de l’eau, Contact Nature a pris l’engagement de cesser l’utilisation de polystyrène et de pailles de plastique dans tous ses établissements.
  • Contact Nature a atteint le niveau 3 du Défi Saint-Laurent qui vise la réduction de la consommation des produits plastiques.
  • Par le programme Carbone boréal, Contact Nature a compensé 6,4 tonnes de gaz à effet de serre en finançant la plantation de 46 arbres et a doublé sa compensation en prévention des prochaines émissions de ses véhicules.
  • Une importante analyse hydrogéomorphologique a débuté sur la Rivière-à-Mars. Il s’agit d’une analyse qui permet de favoriser et de pérenniser l’habitat naturel du saumon atlantique et de la truite de mer au Saguenay.
  • 1844 heures de protection ont été effectuées sur la rivière en 2019.
  • Plus de 270 m2 de frayères pour saumons et truites de mer ont été aménagés dans la Rivière-à-Mars.
  • 296 saumons (dont 216 grands saumons) ont franchi la passe migratoire de la rivière en 2019, ce qui représente une augmentation de 13 % par rapport à 2018.
  • 83 truites de mer et 57 saumons géniteurs ont été transportés en amont du barrage des Murailles, vers les meilleures frayères de la rivière.
  • 338 truites de mer ont traversé la passe migratoire de la rivière. On remarque une diminution de 30 % par rapport à 2018.
  • 70 truites de mer et 65 saumons ont été remis à l’eau.
Modèle de Jacob et Sadler
Modèle de Jacob et Sadler

Définition des concepts

Développement durable

Le rapport Brundtland de 1987 définit le développement durable comme « un développement
qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de
répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et
plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder
la plus grande priorité, et l’idée des « limitations » que l’état de nos techniques et de notre
organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et
à venir. » (Rapport Brundtland, 1987)

Le développement durable devient le grand défi de notre société. Il reste une notion très large et
ne réfère pas seulement à la protection de l’environnement.
« Le développement durable s’appuie sur une vision à long terme qui prend en compte le
caractère indissociable des dimensions environnementale, sociale et économique des activités
de développement » (Loi sur le développement durable, art. 2, 2019)
Il doit être à la fois économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable.
Le social doit être un objectif, l’économie un moyen et l’environnement une condition.
(Événements 3.0, 2019)

En tenant compte de ces trois grands piliers, la Loi sur le développement durable
du Québec vise à :

« Maintenir l’intégrité de l’environnement pour assurer la santé et la sécurité des communautés
humaines et préserver les écosystèmes qui entretiennent la vie;

Assurer l’équité sociale pour permettre le plein épanouissement de toutes les femmes et de tous
les hommes, l’essor des communautés et le respect de la diversité;

Viser l’efficience économique pour créer une économie innovante et prospère, écologiquement et
socialement responsable. »

(Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, 2019)

Figure 1. Représentation des trois dimensions et des quatre caractéristiques d’un développement
durable. Source : Une typologie du développement durable, Riffon, O. et Villeneuve, C. (2011)

À la lumière de l’importance du caractère indissociable des dimensions environnementale,
sociale et économique du développement durable, l’un des enjeux importants pour une
organisation (comme Contact Nature) qui tient à véritablement déployer cette approche est d’être
en mesure d’établir et d’évaluer annuellement ses cibles de croissance et ses retombées sur le
plan économique, social et environnemental. Afin d’établir et d’évaluer ces trois dimensions, le
concept du « triple bottom line » a été élaboré par John Elkington en 1994 (The Economist, 2009).
Le concept est fort simple : à la fin de l’année, il faut réaliser un « état du résultat » sur le plan
économique, social et environnemental (The Economist, 2009).

Observation des ours noirs
Observation des ours noirs

Le tourisme durable

Le tourisme durable est une forme de tourisme qui se base sur le respect des grands principes du développement durable. L’Organisation mondiale du tourisme (institution des Nations Unies chargée de la promotion d’un tourisme responsable, durable et accessible à tous) définit le tourisme durable comme suit : « un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil ». (Sustainable Development of Tourism, 2019) Notons ici que le tourisme est devenu en 2015 l’une des plus importantes activités économiques mondiales en représentant 10 % du PIB et 6 % des exportations mondiales. (World Tourism Organization, 2016)

Concrètement, nous parlons ici des pratiques de gestion et d’opération qui encadrent l’industrie touristique, et ce, dans tous ses volets. Cet encadrement est très complexe et transversal. Afin d’établir des critères de base pour mieux définir quelles destinations ou compagnies cadrent ou non dans la catégorie de tourisme durable, le Global Sustainable Tourism Council (GSTC) a élaboré des critères avec plusieurs partenaires, dont des agences des Nations Unies, des ONG, des gouvernements, des grandes compagnies touristiques (Global Sustainable Tourism Council, 2019). Les critères élaborés par le GSTC se regroupent en quatre grandes catégories :

  1. Démontrer le caractère durable de la gestion de la destination (14 critères) 
  2. Maximiser les avantages économiques pour la communauté d’accueil et limiter les impacts négatifs (9 critères) 
  3. Maximiser les avantages pour les communautés, les visiteurs et la culture; limiter à un minimum les impacts négatifs (6 critères) 
  4. Maximiser les effets bénéfiques pour l’environnement et réduire à un minimum les effets négatifs (12 critères) 

Source : Global Sustainable Tourism Council, 2019

 

À travers ces grands regroupements d’objectifs, nous pouvons rapidement identifier les trois grandes dimensions : environnementale, sociale et économique. D’ailleurs, l’Organisation mondiale du tourisme va dans le même sens en indiquant clairement que le tourisme durable doit :

  1.  Faire un usage optimal des ressources environnementales qui sont un élément clé du développement du tourisme en préservant les processus écologiques essentiels et en contribuant à la conservation des ressources naturelles et de la biodiversité.
  2. Respecter l’authenticité socioculturelle des communautés d’accueil, conserver leur culturel bâti et vivant, ainsi que leurs valeurs traditionnelles, et contribuer à la tolérance et à la compréhension interculturelle. 
  3. Garantir des activités économiques viables à long terme en apportant à tous les acteurs des retombées socio-économiques équitablement réparties, notamment des possibilités d’emploi et de revenus stables, des services sociaux aux communautés d’accueil et en contribuant à la lutte contre la pauvreté. 

Source : Sustainable Development of Tourism, 2019

 

En 2006, l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture a rédigé un rapport intitulé « Tourisme, culture et développement durable » (UNESCO, 2006). Ce rapport reprend les grandes dimensions du développement durable et du tourisme durable en relatant son importance et le rôle que ces pratiques peuvent jouer dans la « capacité des habitants de la planète à mieux vivre ensemble et, ainsi à contribuer à élever dans l’esprit des hommes les défenses de la paix » (UNESCO, 2006).

On y ajoute des raisonnements sur comment le tourisme durable préserve le patrimoine culturel et naturel pour le « mettre à la portée de tous, mieux faire connaître les cultures et les civilisations, améliorer les conditions de vie quotidienne et réduire la pauvreté » (UNESCO, 2006). En lisant le rapport « Tourisme, culture et développement durable », nous pouvons constater la complexité d’une mise en oeuvre réelle des principes de tourisme durable, mais aussi tous les aspects positifs que le tourisme durable peut apporter pour l’amélioration de l’humanité et de la planète.

Voici quelques éléments saillants que nous pouvons ressortir du rapport :

  • Le tourisme « repose sur les principes fondamentaux des échanges entre les peuples [et] est à la fois une expression et une expérience culturelle »
  • Le tourisme « favorise le contact direct entre peuples de cultures différentes »
  • Il y a un lien étroit qui existe entre environnement culturel et environnement naturel et il est maintenant clair qu’en « protégeant l’un et l’autre, nous contribuons à leur protection et au renouvellement de leurs ressources »
  • « Le tourisme présente l’avantage de créer des emplois et des revenus à relativement peu de frais en faisant appel aux ressources de la nature et de la culture »

Source : UNESCO, 2006

 

En ce qui concerne l’application du tourisme durable, différents outils existent, dont la « boîte à outils sur le tourisme durable dans les sites du patrimoine mondial de l’UNESCO » (UNESCO, 2019). Cette « boite à outils » propose une démarche en 10 grandes étapes avec un guide pour chacune d’entre elles pour mettre en place un système de gestion pour le tourisme durable. Les 10 étapes sont :

  1. Comprendre
  2. Stratégie
  3. Gouvernance 
  4. Participation
  5. Communication 
  6. Infrastructures
  7. Valeur 
  8. Comportement 
  9. Investissement
  10. Suivi

Source : Boîte à outils sur le tourisme durable dans les sites du patrimoine mondial de l’UNESCO, 2019B

L’outil développé par l’UNESCO pour le tourisme durable dans les sites du patrimoine mondial de l’UNESCO sera fort utile comme document de référence pour la planification stratégique de Contact Nature, particulièrement pour son plan d’action.

Ecotourisme

Une sous-catégorie du tourisme durable est l’écotourisme. L’écotourisme a été défini comme suit par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) :

« Des voyages et des visites respectueuses de l’environnement dans des zones naturelles relativement peu perturbées, afin de profiter et d’apprécier la nature (ainsi que tous les éléments culturels passés ou présents qui l’accompagnent) qui promeuvent la conservation, ont un impact réduit sur les visiteurs et permettent une implication socio-économique active et bénéfique des populations locales. » (IUCN – Union internationale pour la conservation de la nature, 1996) En ce qui concerne l’écotourisme, neuf conditions sont requises selon le IUCN : Si une activité doit être qualifiée d’écotourisme, elle doit présenter les neuf caractéristiques suivantes.

  1. Fait la promotion d’une éthique environnementale positive et encourage un comportement « responsable» chez ses participants. 
  2. Ne dégrade pas la ressource. En d’autres termes, il ne s’agit pas d’une consommation qui dégrade l’environnement naturel. (La chasse pour le sport et la pêche peuvent être classées dans le tourisme de zones sauvages (vert), mais ils sont très bien classés dans le tourisme d’aventure, plutôt que dans l’écotourisme.) 
  3. Il se concentre sur des valeurs intrinsèques plutôt qu’extrinsèques. Les installations et les services peuvent faciliter la rencontre avec la ressource intrinsèque, mais ne deviennent jamais des attractions à part entière et ne nuisent pas à la ressource. 
  4. Il est axé sur l’environnement en question et non sur l’homme. Les écotouristes acceptent l’environnement tel qu’il est, ne s’attendant pas à ce qu’il change ou soit modifié pour leur commodité. 
  5. Cela doit profiter à la faune et à l’environnement. La question de savoir si l’environnement (pas seulement les personnes) a reçu des « avantages » pouvant être mesurés socialement, économiquement, scientifiquement et politiquement. À tout le moins, l’environnement doit générer un bénéfice net, contribuant à sa durabilité et à son intégrité écologique. 
  6. Il offre une rencontre directe avec l’environnement naturel (et avec tous les éléments culturels associés trouvés dans des zones non développées). Les parcs zoologiques ne constituent pas une expérience d’écotourisme (bien qu’ils puissent contribuer au développement de l’intérêt d’une personne pour l’écotourisme). Les centres d’accueil des visiteurs et les diaporamas d’interprétation sur site peuvent être considérés comme faisant partie d’une activité d’écotourisme uniquement s’ils orientent les personnes vers une expérience directe. 
  7. Il associe activement les communautés locales au processus touristique afin qu’elles puissent en tirer profit, contribuant ainsi à une meilleure valorisation des ressources naturelles de cette localité. 
  8. Le niveau de gratification du touriste se mesure en termes d’éducation et/ou d’appréciation plutôt qu’en termes de recherche de sensations fortes ou de réalisation physique. Ce dernier est plus caractéristique du tourisme d’aventure. 
  9. Cela nécessite une préparation considérable et exige des connaissances approfondies de la part des dirigeants et des participants. La satisfaction tirée de l’expérience est ressentie et exprimée de manière émotionnelle et inspirante. »

Source : Tourism, ecotourism, and protected areas, 1996

Nous pouvons constater à travers ces conditions que l’écotourisme est une approche qui propose
des pratiques concrètes dans la réalisation du tourisme durable dans des milieux naturels.
C’est certainement l’une des formes de tourismes les plus responsables en ce qui concerne la
protection du patrimoine culturel et naturel de la planète.

Contact Nature a été accrédité comme entreprise écotouristique en 2019 par Aventure
Écotourisme Québec. Elle respecte donc déjà les grands principes de l’écotourisme, mais pourrait
pousser ses pratiques encore plus loin et devenir un modèle de gestion en la matière.

Interprétation du saumon
Interprétation du saumon

Géotourisme

Le concept de géotourisme a été élaboré par le National Geographic qui vise à protéger les
endroits les plus distinctifs du monde grâce à un tourisme bien géré et à une vision éclairée des
destinations (National Geographic, 2019). Voici les 13 principes de géotourisme que le National
Geographic a élaborés pour les gouvernements et les voyagistes :

  1. Intégrité d’un lieu
  2. Respect des codes internationaux
  3. Engagement communautaire
  4. Avantage communautaire
  5. Satisfaction des touristes
  6. Conservation des ressources
  7. Protection et mise en valeur de la destination
  8. Planification
  9. Utilisation des ressources
  10. Diversité du marché
  11. Interprétation interactive
  12. Sélectivité du marché
  13. Évaluation

Source : National Geographic, 2019

Nous pouvons constater à travers ces 13 principes du géotourisme basés sur les grands principes
du tourisme durable et de l’écotourisme que des sous-principes ont été identifiés, un peu à
l’image de ce que le gouvernement du Québec a fait pour ses 16 principes de développement
durable. Le géotourisme vient donc préciser différemment des actions à mettre en place pour la
réalisation de pratiques de tourisme durable.