Projets de protection et de mise en valeur - Rivière-à-Mars
Contact Nature Rivière-à-Mars Centre plein air Bec-Scie Villages de pêche blanche Okwari aventures Camping Au jardin de mon père

Projets de protection et de mise en valeur

Prise d'échantillon d'écailles
Prise d'échantillon d'écailles

Transports de saumons géniteurs

Des transports de saumons pour favoriser la reproduction des saumons atlantiques.

Saviez-vous que nous effectuons des transports de saumons géniteurs? En effet, nous possédons un équipement spécial réservé à cette activité de protection des saumons atlantiques. Le dernier niveau de la passe migratoire est une cage de transport. C’est à cet endroit que nous effectuons nos observations pour établir les statistiques de population. Lorsque les conditions sont optimales, nous sélectionnons les plus gros géniteurs pour un transport.

Pourquoi? Parce que le barrage des Murailles, ancien barrage hydroélectrique situé plus haut sur la rivière, bloque les saumons qui tentent de remonter le cours d’eau. Nous utilisons donc la grue pour déplacer la cage de transport dans le bassin de transport oxygéné. Nous relâchons ces bons géniteurs de l’autre côté du barrage des Murailles, là où la rivière est plus sauvage, et les frayères de meilleure qualité. Les poissons non sélectionnés, eux, poursuivent leur chemin sur la rivière, et trouvent leur frayère idéale entre la passe migratoire et le barrage. Chaque année, c’est 20% de la montaison totale qui est transportée. Certains poissons géniteurs sont également déplacés à la pisciculture de Tadoussac.

Manipulations prétransport
Manipulations prétransport

N’est-ce pas un projet passionnant? Obtenez plus de détails auprès de nos guides en venant visiter la passe migratoire à La Baie. Vous aurez peut-être la chance d’assister aux préparations prétransport!

Alevins relâchés
Alevins relâchés

Ensemencement

Chaque année, des milliers d’alevins sont relâchés dans la Rivière-à-Mars. En 2018, ce sont plus de 43 000 alevins de saumon qui ont été relâchés dans la rivière au mois de juin. Il s’agit d’un projet de réensemencement sur 5 cinq ans en collaboration avec le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

De plus, chaque printemps, les enfants des écoles primaires des alentours viennent déposer des oeufs dans la rivière. Nous considérons qu’il s’agit d’une excellente faon de sensibiliser les jeunes et les futurs pêcheurs sur la fragilité de nos précieux saumons atlantiques.

Nouveau projet sur la rivière

Contact Nature entreprend un projet de recherche d’envergure sur la Rivière-à-Mars. Cette étude d’environ 90 000 $, qui sera réalisée dans le cadre d’un projet de maîtrise en ressources renouvelables de l’UQAC, tombe à point en ce Mois de l’eau. Chaque année, nous devons effectuer des travaux sur la Rivière-à-Mars pour tenter de favoriser la création et le maintien d’habitats naturels. Comme la rivière subit encore les effets du déluge de 1996, ces travaux n’atteignent pas les résultats escomptés et nécessitent des investissements économiques récurrents.

Afin d’orienter nos futurs travaux de réhabilitation du cours d’eau, il est essentiel de connaître plus précisément le comportement de la rivière. Le projet de recherche, dirigé par Maxime Boivin, professeur en géographie et hydrogéomorphologie fluviale à l’UQAC, a donc pour objectif d’analyser l’évolution de la Rivière-à-Mars et de caractériser sa dynamique sédimentaire. Le projet se déroulera sur trois ans et un suivi annuel sera effectué par la suite.

Ces informations seront utilisées pour cibler des secteurs où des enrochements pourraient être démantelés afin de favoriser les processus de restauration naturels de la rivière et le renouvellement d’habitats fauniques. Comme nous travaillons depuis plus de 30 ans à protéger le milieu naturel et faunique de la Rivière-à-Mars, nous avons confiance que ce projet apportera des résultats concrets et durables. Toute l’équipe se réjouit de ce partenariat avec le professeur Maxime Boivin et l’équipe de recherche de l’UQAC.

Aide financière de plusieurs partenaires

Afin de réaliser ce projet de recherche innovant qui permettra de favoriser et de pérenniser l’habitat naturel du saumon atlantique et de la truite de mer, Contact Nature a obtenu l’aide financière de la part de plusieurs partenaires. La Fondation pour la conservation du saumon atlantique investit un montant de 31 500 $, le Mitacs un montant de 30 000 $ et la Fondation de la faune du Québec un montant de 14 000 $.

Analyse hydrogéomorphologique

Une importante analyse hydrogéomorphologique est en cours sur la Rivière-à-mars. Notre rivière est l’objet d’étude de l’entreprise Aecom. Il s’agit d’une analyse qui permet de favoriser et de pérenniser l’habitat naturel du saumon atlantique et de la truite de mer au Saguenay. Selon Aecom, la Rivière-à-Mars subit encore de forts ajustements sédimentaires postdéluge du Saguenay de 1996. Bien que les enrochements aménagés permettent de stabiliser le cours d’eau, ils ont pour effet de confiner celui-ci et de réduire l’apport en sentiments provenant des berges. Dans le cas de la Rivière-à-Mars, le confinement du chenal d’écoulement a pour effet de diminuer les apports de sédiments et d’enliser le cours d’eau dans son lit.

Afin de réaliser ce projet innovant, nous avons obtenu de l’aide financière de la part de plusieurs partenaires. La Fondation pour la conservation du saumon atlantique investit un montant de 20 000 $ et la Fondation de la faune du Québec un montant de 12 000 $ pour l’analyse de la fosse 9. Cette dernière a aussi investi 3000 $ pour l’analyse de l’approvisionnement en eau des étangs. Enfin, le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec régional investit un montant de 17 500 $ pour le projet.

Merci à

Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec Fondation de la faune du Québec La fondation pour la conservation du saumon atlantique